Tout commencera par de grands tremblements de terre

Mis en avant

Introduction

Les hommes ont toujours eu peur de la fin du monde et cela à toutes les époques. De ce fait, ils ont toujours cherché à savoir sil existait une époque particulière qui pourrait correspondre à une fin des temps ou à une fin du monde. Cest ainsi que des prophéties de toutes sortes sont apparues au fil des siècles dans lhistoire des hommes et cela quelles que soient leurs cultures et leurs religions.

Un point difficile à accepter est que pour quune prophétie soit authentique il suffit que celle ci se réalise, et cela indépendamment du fait quelle vienne de Dieu ou de son adversaire, le diable. Dans le cas contraire, il sagissait simplement dune fausse prophétie et donc dun faux prophète. Dans le cas qui nous occupe, il sagit du christianisme, et de son livre Saint : La Bible, et par voie de conséquence des prophéties bibliques.

Or dans ce livre, aucune prophétie ne provient des hommes mais cest soufflé, inspiré, par lesprit de Dieu : Lesprit Saint, que les hommes ont parlé de la part de Dieu. Une prophétie, cest de lhistoire écrite à lavance, de lhistoire révélée par la prescience de Dieu, car pour Dieu, Lui, étant hors du temps, il ny a ni passé ni futur mais un éternel présent, ce que le « JE SUIS » dexode III,14 atteste notamment.

Les tétrades

Il y a actuellement un débat qui est de savoir si les tétrades, 4 lunes de sang durant les fêtes de lEternel,  constituent ou non un « signe » et si oui, un signe de quoi, un signe pour qui ? Depuis la crucifixion de Notre Seigneur, 7 tétrades ont déjà eu lieu. La 8ème,  celle de 2014, 2015 sera la seule du XXIème siècle. Alors si lon considère que Roch Hachana célèbre la création dAdam, nous serons à la fin de la tétrade en 5776 selon le calendrier hébreu. Sur les 430 ans passés en Egypte il faut ajouter 215 ans au calendrier hébreu actuel on obtient alors 5991. Cette tétrade étant la seule du XXIème siècle, elle sera donc la dernière avant le 8ème jour, où Dieu sortira de son jour de repos, une fois lhumanité circoncise du péché.

Ceci étant posé, il est aisé de vérifier que chaque tétrade depuis la mort de Notre Seigneur fut un «signe» pour les croyants mais surtout pour les Juifs. Deuxième point à relever cest que cest Dieu lui même qui dès le premier chapitre de la Genèse nous dit que le soleil et la lune seront des «signes» pour marquer les époques : «Dieu dit: Quil y ait des luminaires dans létendue du ciel, pour séparer le jour davec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années»(Genèse I,14). Troisième point, la prophétie de Joël qui lie, soleil noir, lunes de sang, 2nd pentecôte et jour de lEternel :

«Après cela, je répandrai mon esprit (2nd pentecôte) sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes, dans ces jours-là, je répandrai mon esprit. Je ferai paraître des prodiges dans les cieux et sur la terre, du sang, du feu, et des colonnes de fumée ; le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang (signe dans les cieux), avant larrivée du jour de lÉternel (les 7 coupes de la colère de Dieu), de ce jour grand et terrible. Alors quiconque invoquera le nom de lÉternel sera sauvé ; le salut sera sur la montagne de Sion (3ème temple et nouvelle loi de type mosaïque) et à Jérusalem, comme a dit lÉternel, et parmi les réchappés que lÉternel appellera.»(Joël II,28-32)

Il était donc tout à fait logique dobserver cette unique tétrade du XXIème siècle. Ainsi chaque année, à la 1ère pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps, nous nous souvenons, tel que demandé par Dieu, la fête de la pâque, la fête des premiers-nés, des premiers fruits mûrs de la moisson, sous entendu des premiers-nés de lhumanité, des premiers fruits mûrs de lhumanité.

La fête de la pâque cest en premier lieu le souvenir du sang versé des agneaux lors de la sortie dEgypte, figure préfigurant celle bien évidemment du sang versé par lagneau de Dieu : Notre Seigneur Jésus Christ, lors de la pâque de lan 27, ouvrant ainsi le chemin pour la sortie de lhumanité de lesclavage du péché dans lEgypte moderne du grand pharaon Satan.

Mais si la pâque est comme nous lavons vu la fête des premiers fruits mûrs, la fête des premiers-nés sauvés par le sang de lagneau, cela signifie également celle des «pierres vivantes» de la Jérusalem céleste. Cest à dire des 144 000 dapocalypse VII et XIV, nombre symbolique certes, mais nombre signifiant puisque lon retrouve ce nombre dans les 144 coudées de la muraille de la Jérusalem céleste dApocalypse XXI mais également au travers des 12 000 stades de côté de cette ville céleste (12 000 x 12 000) toujours en apocalypse XXI.

Les signes célestes de lapocalypse

En Apocalypse XII, une femme dans le ciel est sur le point denfanter un enfant mâle. Il sagit bien sûr de la naissance du Christ, mais du Christ tête + corps cest à dire de Jésus Christ, la tête +  le corps du Christ : LEglise, cest à dire les «pierres vivantes».

Un second signe apparaît ensuite dans le ciel, un grand dragon rouge, il sagit de lorganisation céleste de Satan. Ce signe signifie que Satan veut faire dévorer lenfant mâle, faire tuer tous les membres du corps du Christ et ceci afin de faire échouer le dessein de Dieu : Son royaume.

Actuellement nous sommes réellement entrés dans la période des douleurs de lenfantement, douleurs relatées par le Christ en Matthieu  XXIV,8 : « Tout cela ne sera que le commencement des douleurs« . Cela signifie que les Elus sont sur le point dêtre tous scellés, et de ce fait Satan et son organisation tentent de les détruire les uns après les autres.

Nous avons donc là, lexplication des événements actuels, concernant les persécutions inhumaines endurées par les chrétiens dans le monde, et plus particulièrement par les chrétiens dorient. Ces persécutions ne sarrêteront plus et sintensifieront en devenant mondiales, cela aussi est annoncé, prophétisé en Matthieu XXIV, 9 : « Alors on vous livrera aux tourments, et lon vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. ».

Le fait, que ces deux signes soient visibles dans le ciel, signifie que prochainement tout le monde comprendra que lattention est mise sur les religions et plus particulièrement sur le christianisme, mais également que le diable est à loeuvre sur la terre et cela ouvertement. Ce sera lépoque du retour de la foi sur la terre selon quil est écrit tout au long du livre dEzéchiel : «alors ils sauront que je suis lEternel». Le fait que nous soyons à la fin des temps deviendra alors de plus en plus manifeste !

Mais ces persécutions à lencontre des chrétiens, permises par Dieu, signifient également que notre jugement est actuellement à loeuvre selon quil est écrit : le jugement de Dieu commence par la maison de Dieu : «Car cest le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si cest par nous quil commence, quelle sera la fin de ceux qui nobéissent pas à lÉvangile de Dieu ?»(1 Pierre IV,17). Et le jugement de Dieu suivra également la règle biblique suivante : le Juif premièrement, puis le Grec cest à dire dabord la maison de Dieu, puis les nations dites païennes : «Tribulation et angoisse sur toute âme dhomme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec ! Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec !»(Romains II,9-10)

Nen déplaise à beaucoup, la maison de Dieu, aujourdhui cest bien sûr le christianisme mais également le judaïsme, la bénédiction de Dieu revenant progressivement sur Israël comme cela était annoncé à lavance dans la bible et comme cela est manifeste depuis 1948 et la création de létat dIsraël. Cette maison de Dieu deviendra un seul troupeau, un seul berger ainsi que Paul lavait révélé à lavance en Romains XI,25-26 : «Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère (ce saint secret), afin que vous ne vous regardiez point comme sages, cest quune partie dIsraël est tombée dans lendurcissement, jusquà ce que la totalité des païens soit entréeEt ainsi tout Israël sera sauvé, selon quil est écrit :Le libérateur viendra de Sion (la parousie du Christ au dessus de Jérusalem),et il détournera de Jacob les impiétés (Israël se tournera vers celui quils ont perçé selon Zacharie XII,10) ; «Jai encore dautres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger(Jean X,16)

Ainsi durant cette tétrade, la persécution envers les chrétiens sest réellement intensifiée, les décapitations, les crucifixions et autres atrocités sont bel et bien dordre satanique, le fait que tout cela aille croissant constitue assurément une partie du signe eschatologique de cette tétrade. Les tétrades concernant le plus souvent les Juifs, il est à craindre quil sagisse là encore dun avertissement concernant un danger proche pour Israël. Zacharie XII nous annonce ainsi une guerre terrible en Israël et Daniel XI chapitre eschatologique décrivant des guerres entre la Perse (lIran) et Javan avec ses 4 têtes dou sortira la petite corne (lEurope chrétienne avec à sa tête lantéchrist = la petite corne du monstre romain de Daniel VII) ; oui il est à craindre que le cheval rouge du deuxième cavalier de lapocalypse (apocalypse VI,4) annonçant la guerre ne devienne de plus en plus la réalité jour après jour.

Les tremblements de terre de la fin des temps

Mais si nous reprenons le chapitre eschatologique de Matthieu XXIV dont nous avons déjà cité les versets 8 et 9 cest en fait le verset 7 qui doit véritablement introduire notre sujet : Tout commencera par de grands tremblements de terre : « Une nation sélèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre«  (Matthieu XXIV,7).

Nous avons dans ce verset la guerre et la famine, deux des quatre cavaliers de lapocalypse, ce qui convenons en est sur le point de se produire en ce début 2016 , la famine étant possible suite à un effondrement économique généralisé ; mais également il doit se produire daprès ce verset de grands tremblements de terre pour véritablement caractériser cette époque de la fin des temps, or ces fameux tremblements de terre nous les retrouvons tout au long du livre de lapocalypse.

Notre Seigneur nous prévient donc quune des façons de reconnaître cette époque si particulière de la fin des temps sera de reconnaître lépoque où de grands tremblements de terre se produiront. Alors à quel moment de la fin des temps, de grands tremblements de terre doivent-ils se produire ? Juste avant le déclenchement des 7 trompettes de lapocalypse, et cela en réponse aux prières des saints pour abréger les souffrances de lhumanité (apocalypse VI,10) , de grands tremblements de terre se produisent, signalant par la même aux humains que quelque chose a changé, que plus rien ne sera comme avant dans lhistoire des hommes. Ces versets du début du chapitre VIII de lapocalypse sont appelés à juste titre : Le prélude aux trompettes.

Le prélude aux trompettes et les tremblements de terre dans lapocalypse

«Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence denviron une demi-heure. Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. Et un autre ange vint, et il se tint sur lautel, ayant un encensoir dor; on lui donna beaucoup de parfums, afin quil les offrît, avec les prières de tous les saints, sur lautel dor qui est devant le trône. La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de lange devant Dieu. Et lange prit lencensoir, le remplit du feu de lautel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre. Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner. »(Apocalypse VIII,1-6)

Ce prélude aux trompettes nous signale deux points fondamentaux : Premier point, Dieu décide que le temps est venu pour déclencher officiellement son programme pour la fin des temps et le fait comprendre aux humains ou à tout le moins aux chrétiens. Deuxième point fondamental, cela signifie que tous les membres de lEglise sont sur le point dêtre scellés, puisque la femme dapocalypse XII est sur le point denfanter le christ tête + corps, les douleurs de son enfantement étant arrivées à leur terme. La nouvelle alliance entre alors officiellement en vigueur avec ses rois et prêtres. Tout cela annonce et précède lenlèvement et la parousie de Notre Seigneur, réjouissons-nous !

Maintenant, nous retrouvons également ces grands tremblements de terre dans lapocalypse au chapitre XVI, 17-19 : «Le septième versa sa coupe dans lair. Et il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait: Cen est fait! Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, et un grand tremblement de terre, tel quil ny avait jamais eu depuis que lhomme est sur la terre, un aussi grand tremblement. Et la grande ville fut divisée en trois parties, et les villes des nations tombèrent, et Dieu, se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe du vin de son ardente colère

Le livre de lapocalypse est une synopse : Synopse de lancien testament mais également synopse delle même et cest le cas au chapitre XVI, ainsi pour éviter toute confusion il faut de suite se rendre compte que lon aborde le même événement quau chapitre VIII mais sous un autre angle. Ainsi les voix, les éclairs, et le tremblement de terre sont identiques à ceux du prélude aux trompettes, avec une précision importante cependant, précision qui nous permet de reprendre le schéma directeur des événements de la fin des temps : il est question de Babylone la grande et le verset XVI,21 nous confirme quil sagit bien du même événement que le prélude aux trompettes : «Et une grosse grêle, dont les grêlons pesaient un talent, tomba du ciel sur les hommes; et les hommes blasphémèrent Dieu, à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était très grand.»

En effet, notre grêle de feu (météorites ?), nous la retrouvons à la fois au verset VIII,7 de lapocalypse mais également et il convient de le souligner dans le verset de la prophétie de Joël annonçant le soleil noir et les lunes de sang : «Je ferai paraître des prodiges dans les cieux et sur la terre, du sang, du feu, et des colonnes de fumée ; le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant larrivée du jour de lÉternel, de ce jour grand et terrible.»(Joël III,30-31) ; «Le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre; et le tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.»(Apocalypse VIII,7). Cette grêle de feu correspond à la première trompette et annonce la suivante la deuxième, celle correspondant à la destruction des religions, cest à dire à la destruction de Babylone la grande, doù le chapitre LI de Jérémie, chapitre clé, pour relier synopse de lancien testament et synopse de lapocalypse elle même.

Une fois compris que la seconde trompette correspond effectivement à la destruction de Babylone la grande cest à dire à la destruction de toutes les religions, alors la boucle est bouclée et la compréhension de ces passages devient évidente. «Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer; et le tiers de la mer devint du sang, »(Apocalypse VIII,8) ; «Voici, jen veux à toi, montagne de destruction, dit lÉternel, A toi qui détruisais toute la terre! Jétendrai ma main sur toi, Je te roulerai du haut des rochers, Et je ferai de toi une montagne embrasée(Jérémie LI,25)

Nous avons donc dans le prélude aux trompettes dapocalypse VIII, le schéma directeur suivant  :

1- les grands tremblements de terre

2-La grêle de feu où 1ère trompette

3-La destruction de Babylone la grande ou 2nd trompette

 Ces grands tremblements de terre ont-ils eu lieu ? Non ! Cette grêle de feu a t-elle eu lieu ? Non ! La destruction de toutes les religions a telle eu lieu ? Non ! Il est donc évident que les trompettes de lapocalypse nont pas encore commencé à retentir ! Par contre, et cela devrait être évident pour tout le monde, que les persécutions contre les chrétiens sintensifiant partout dans le monde, cela indique que le dragon rouge se déchaîne contre les élus de Dieu, sachant pertinemment que sa fin est proche et que les 7 tonnerres, cest à dire la voix de Dieu, vont bientôt retentir entraînant les grands tremblements de terre puis les 7 trompettes.

Il est temps que les vierges folles se réveillent, beaucoup dappelés mais peu délus disait le Seigneur, cest maintenant le temps favorable, avant que la porte ne se ferme et que les vierges folles grincent des dents, la honte aux joues, davoir été laissées dehors !

« Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises!« (Apocalypse III,16)

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Roch Hachana 5778 l’entrée dans les événements

« Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, J’en réparerai les ruines, et je la redresserai, « (Actes 15:16)

« Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés; »(Romains 11:25,26)

Il y a un temps pour chaque chose et aujourd’hui le temps sur le temple est écoulé alors Dieu secoue les nations afin qu’elles libèrent Israël de son joug et ceci afin que la maison de l’Eternel soit rebâtie.

Dieu ne le fait pas pour Israël, Il le fait pour Son Nom. Une grande partie d’Israël est sur le point d’être détruite. Un « reste » entrera en terre promise : le millénium.

« Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année Pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, Et pour célébrer la fête des tabernacles. « (Zacharie 14:16)

« Puis tu lui parleras en ces termes: Ainsi parle Yahvé Sabaot. Voici un homme dont le nom est Germe; là où il est, quelque chose va germer (et il reconstruira le sanctuaire de Yahvé). C’est lui qui reconstruira le sanctuaire de Yahvé, c’est lui qui portera les insignes royaux. Il siégera sur son trône en dominateur, et il y aura un prêtre à sa droite. Une paix parfaite régnera entre eux deux ».(Zacharie 6: 12-13).

Là nous sommes à la fin des 6000 ans et un descendant de David, un roi, du nom d’Emmanuel règnera 1000 ans sur Israël, c’est lui le prince d’Ezéchiel qui construira le 4ème temple, le temple du millénium, et ceci à l’extérieur de Jérusalem.

Mais pour le moment nous allons entrer dans l’année juive 5778 ou plutôt 5993 si nous comptons les 215 de captivité en Egypte. Et aujourd’hui Jérusalem est devenue une coupe d’étourdissement.

« Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour, Et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem »(Zacharie 12:2)

Le centre de gravité du monde n’est plus Rome, n’est plus le monde romain occidental, non, il s’est déplacé à Jérusalem parce que le temps d’accomplissement des prophéties est sur nous.

Satan le sait également, il va donc fournir un faux messie à Israël puisqu’il sait que le retour de Notre Seigneur est proche. Il va tenter le tout pour le tout puisque sa dernière heure de règne est arrivée :

« Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. « (Apocalypse 3:10)

« Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête. « (Apocalype 17:10)

Le monde est donc sur le point de changer d’époque. La fin des temps dure en réalité 7 ans ce sont les 7 ans du temps des nations sur Jérusalem:

« C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention »(Matthieu 24:15)

« Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche.(…)Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplies« (Luc 21: 20 ; 24)

Lors de cette guerre, l’Antéchrist européen, le roi du nord, sauvera Israël de la destruction et deviendra un messie guerrier, mais Israël sera en fait sous occupation et le service dans le 3ème temple sera alors interrompu après avoir été profané par l’antéchrist.

« l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. « (2Thessaloniciens 2:4)

A ce moment précis l’antéchrist révélera sa véritable identité. Nous entrerons dans la grande tribulation de 3 ans et demi, 42 mois, 1260 jours. Et cela signifira que la 3ème et 4 ème trompette viendront de sonner simultanément. L’étoile Absinthe, Satan, sera tombée du ciel selon Luc 10:18 et la fausse lumière de celui qui apporte la lumière, lucifer en latin allant croissant, la lumière divine ira décroissante.

« Le quatrième ange sonna de la trompette. Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même. « (Apocalypse 8:12)

Nous allons donc devoir affronter bientôt une contrefaçon du royaume de Dieu : un faux messie, l’Antéchrist-Emmanuel, un faux royaume : l’ordre du nouveau monde, le fameux new world order, et dans un nouveau monde il faut un nouvel Adam, un Adam avec la marque de la bête. La boucle sera bouclée Satan aura créé son Adam tentant de prouver au Créateur qu’il a fait mieux que Lui.

Nous aurons également une fausse Eglise, la religion antique du serpent centrée sur son adoration et qui nous est annoncée en apocalypse 18 dès la destruction des religions actuelles :

« Il cria d’une voix forte, disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, « (Apocalypse 18:2)

Oui nous sommes devenus Babylone. Toutes les religions ne sont que les rayons d’une roue dont Dieu est le centre. Nous cheminons sur la roue de la terre selon notre pays de naissance. Et pour ce qui est du christianisme qui aurait du être une lumière pour les nations, il s’est divisé, corrompu, moi je suis de Paul et moi d’Apollos, pauvre de nous, notre morale est devenue perverse quand catholiques haissent les protestants et réciproquement et toutes les dénominations de même et une maison divisée ne peut tenir.  Ce sera alors la 2ème trompette la destruction de Babylone(Jérémie 51 et apocalypse 17).

La confusion sera alors très grande et pourtant la victoire sera alors à portée de main.

Lorsque les deux témoins, les pieds du Seigneur seront sur le mont des oliviers et déclencheront sur ordre de Dieu le plus grand tremblement de terre de l’histoire alors le 3ème temple sera détruit puisque profané puis Notre Seigneur apparaîtra dans une flamme de feu au dessus de Jérusalem afin de détruire l’antéchrist-Emmanuel et ses armées. Le millénium pourra alors commencer.

« Mais le parvis extérieur du temple, laisse-le en dehors, et ne le mesure pas; car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois. Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours. « (Apocalypse 11:2-3)

« Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, Qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient; La montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l’orient et à l’occident, Et il se formera une très grande vallée: Une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, Et une moitié vers le midi.(…)En ce jour-là, il n’y aura point de lumière; Il y aura du froid et de la glace. Ce sera un jour unique, connu de l’Éternel, Et qui ne sera ni jour ni nuit; Mais vers le soir la lumière paraîtra. »(Zacharie 14:4 ; 6-7)

« Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon. Le septième versa sa coupe dans l’air. Et il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait: C’en est fait! Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, et un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y avait jamais eu depuis que l’homme est sur la terre, un aussi grand tremblement. « (Apocalypse 16: 16-18)

Cette obscurité en plein jour nous la retrouvons en Amos 8:9 :« En ce jour-là, dit le Seigneur, l’Éternel, Je ferai coucher le soleil à midi, Et j’obscurcirai la terre en plein jour »

« Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. « (Matthieu 24:49)

Pour le moment Roch Hachana 5778 approche, célébration de la création d’Adam et appel à la repentance à travers Yom Teruah, la fête des trompettes, mais le monde peut-il encore se repentir ?

En l’an 25 lorsque Jésus lut le rouleau d’Esaie annonçant la libération des captifs, pour nous la libération du péché, c’était une année de Jubilé. 2025 sera donc également une année de Jubilé et alors que l’année juive 5778 va débuter n’oublions pas qu’il manque 215 ans de captivité en Egypte au calendrier Hébraïque.

5778 + 215 = 5993

Oui 7 ans c’est long pour arriver à l’année 6000 ou 2025 le grand Yom Kippour mais Dieu pourvoira. Il deviendra pour nous ce que Son dessein exige qu’IL devienne. C’est d’ailleurs la signification intrinsèque de Son Nom. La meilleure traduction du Nom divin en Français étant  la conjugaison du verbe Advenir à la 1ère personne du futur, forme impossible en Français : J’Adviendrai.

« Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises! « (Apocalypse 3:22)

Et on l’appellera du nom d’Emmanuel

« C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.« (Esaïe 7 : 14)

« Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous »(Matthieu 1 : 22-23)

D’après la prophétie d’Esaïe, une vierge devait servir de signe en donnant un fils et elle l’appellerait du nom d’Emmanuel. Marie, au 1er siècle devint enceinte et s’attendait à appeler son fils Emmanuel, ayant durant neuf mois lu et relu la prophétie d’Esaïe concernant ce miracle, ce signe.

« Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L’ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L’ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin. »(Luc 1 : 26-33)

Etrange contradiction, non ? Gabriel, en personne, envoyé par Dieu demande à Marie d’appeler son fils Jésus. Les Juifs au 1er siècle attendait un roi guerrier, un messie guerrier qui les ferait dominer d’une mer à l’autre. Avaient-ils torts ? Oui et non, oui le messie était bien Jésus mais il existe également de nombreux versets qui appuient le messie guerrier d’où le rejet de Jésus et en plus il ne s’appelait pas Emmanuel. Nous n’aurions pas fait mieux qu’eux, même aujourd’hui la majorité confondent Jésus et Emmanuel qui sont pourtant deux personnages différents.

Sous peu, Israël redeviendra une théocratie, car telle est la volonté de YHWH. Un temple, le 3ème va être construit, les sacrifices reprendront et la prêtrise Aaronique, seule prêtrise valable aux yeux de Dieu, exercera à nouveau son rôle.

« Tu lui diras: Ainsi parle l’Éternel des armées: Voici, un homme, dont le nom est germe, germera dans son lieu, et bâtira le temple de l’Éternel. C’est lui qui reconstruira le sanctuaire de Yahvé, c’est lui qui portera les insignes royaux. Il siégera sur son trône en dominateur, et il y aura un prêtre à sa droite. Une paix parfaite régnera entre eux deux. » (Zacharie 6:13)

Ce « germe » qui construira le 4ème temple est le prince dont il est question en Ezéchiel c’est lui qui règnera 1000 ans à Jérusalem avec une prêtrise à ses côtés et ce Germe n’est absolument pas Jésus qui lui règnera 1000 ans dans la Jérusalem céleste.

« Il me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, du côté de l’orient. Mais elle était fermée. Et l’Éternel me dit: Cette porte sera fermée, elle ne s’ouvrira point, et personne n’y passera ; car l’Éternel, le Dieu d’Israël est entré par là. Elle restera fermée. Pour ce qui concerne le prince, le prince pourra s’y asseoir, pour manger le pain devant l’Éternel ; il entrera par le chemin du vestibule de la porte, et il sortira par le même chemin. »(Ezéchiel 44: 1-3)

Si vous relisez les derniers chapitres d’Ezéchiel vous constaterez que ce temple est construit à l’extérieur de Jérusalem. Tout simplement parce qu’il s’agit du 4ème temple, le 3ème étant détruit car souillé par l’antéchrist. Lorsque les pieds du Seigneur se poseront sur le mont des oliviers, le plus grand tremblement de terre aura lieu et la terre sera reformatée et le nord de Jérusalem deviendra l’endroit le plus haut sur terre. Le 3ème temple de Jérusalem sera alors détruit. Tout comme le déluge avait préparé le second monde, ce tremblement de terre préparera le 3ème.

« L’Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, Comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, Qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient; La montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l’orient et à l’occident, Et il se formera une très grande vallée: Une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, Et une moitié vers le midi. »(Zacharie 14 : 4)

L’événement suivant est Harmaguédon, ensuite tous les survivants devront chaque année venir à Jérusalem et cela durant 1000 ans se prosterner devant l’Eternel et ce roi de Jérusalem ce Germe se nommera Emmanuel.

« Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles. »(Zacharie 14 : 16)

C’est la raison pour laquelle le peuple Juif attend toujours un messie et va être à nouveau trompé à la fin des temps puisque Jésus nous a prévenu qu’il viendra des faux messies.

« Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens. »(Matthieu 24 : 5)

Ces faux messies ne viendront pas sous le nom de Jésus car ils ne pourraient tromper grand monde. Par contre, Satan sait pertinemment que le peuple Juif attend toujours Son messie, un messie guerrier, qui sauvera Israël de la destruction lors d’une guerre. Ce Germe issu de David du nom d’Emmanuel. Oui un faux messie du nom d’Emmanuel est sur le point d’apparaitre. Mais Jésus parlait de plusieurs faux messies dont l’un sera l’antéchrist. Chaque mot de la Parole de Dieu est important.

« Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises! »(Apocalypse 3 : 5-6)

 

POINT (IV FIN) SUR LA DESTINEE CELESTE ET SPIRITUELLE DE L’HUMANITE

 

Parmi les conceptions erronées sur la résurrection et sur la nature des ressuscités il y en a deux que je n’ai pas eu le temps d’examiner dans ce point IV. Je les aborde ici pour être complet.

LE MILLENIUM SELON L’EGLISE ADVENTISTE DU 7ème JOUR

Nos frères de l’Église Adventiste du 7ème Jour ont une conception particulière du millénium. Cette conception montre qu’ils ne font pas le rapprochement entre la gloire de la Jérusalem terrestre annoncée par Isaïe et par les autres prophètes de l’Ancien Testament et l’âge millénaire nommé en Apocalypse 20:4–6. Mais aussi cette façon de voir trahit qu’ils n’ont sans doute pas bien vu que les justes ressuscités et enlevés avec Jésus changent totalement de nature et que d’hommes terrestres animaux en Adam ils deviennent pour l’éternité des hommes célestes spirituels en Jésus-Christ.

Ainsi donc Apocalypse 20:1–4 commence par nous décrire la précipitation de Satan enchaîné dans l’abîme pour la période du Millénium. Puis les versets suivants nous décrivent la première résurrection des Saints enlevés auprès de notre Seigneur Jésus-Christ pour exercer le règne et le sacerdoce avec lui pendant le Millénium — en précisant entre parenthèses au verset 5 que « les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis » ce qui constitue donc la seconde et dernière résurrection qui se situe à la fin du Millénium.

Pour nos frères Adventistes, la terre, pendant le Millénium, demeure inhabitable, inhabitée et en état de chaos absolu pour signer en quelque sorte l’échec de Satan ! À ce qu’ils disent, c’est parce que la terre est en chaos pendant le millénium que les Saints vont vivre ces mille ans au ciel, et qu’ils reviennent sur la terre une fois le millénium terminé et la terre restaurée et redevenue habitable !

Cette interprétation est inattendue et bizarre ne serait-ce qu’en raison du chapitre 3 de la 2ème épître de Pierre.  L’apôtre nous y explique, en effet, que de même que le monde antédiluvien fut détruit par les eaux du déluge, le monde actuel sera détruit par le feu, la grande conflagration amenée par  notre Seigneur Jésus-Christ lors de sa Parousie glorieuse (2 Pierre 3:5–7 ; 2 Thessaloniciens 1:8–10) qui enlèvera les Saints dans sa gloire marquant ainsi le début des mille ans. Or l’apôtre Pierre nous précise clairement dans 2 Pierre 3:12–13 : « Attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, jour à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera. »

On voit bien en lisant ces versets, qu’après la Parousie du Jour de Dieu, la terre ne deviendra point du tout un chaos pour mille ans, mais verra l’accomplissement d’Isaïe 65:17–25 où nous lisons : « Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre ; on ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l’esprit. Réjouissez-vous plutôt et soyez pour toujours dans l’allégresse, à cause de ce que je vais créer ; car je vais créer Jérusalem pour l’allégresse, et son peuple pour la joie…» Dans les versets qui suivent Dieu évoque le loup et l’agneau paissant ensemble. À cela il faut adjoindre Isaïe 2:1–5 évoquant le temps où les hommes ne se feront plus la guerre, ou encore tout le chapitre 11 du même prophète. On voit bien par là qu’à la Parousie, qui verra la destruction du monde méchant par le feu, commence la période de paix et de justice sur la terre avec Jérusalem rétablie pour capitale du monde et ce pour la période des mille ans.

Il est donc évident que nos frères Adventistes n’ont pas tenu compte de 2 Pierre 3:12–13 et de la référence de ce texte à Isaïe 65:17–25. En fait, nos frères nient hélas ! les prophéties bibliques qui annoncent pourtant clairement que le peuple Juif sera rétabli dans la faveur de Dieu, que Jérusalem deviendra la capitale du monde, dans l’âge millénaire à venir. Cet aveuglement les empêche sans doute de voir le lien entre 2 Pierre 3:12–13 et Isaïe 65:17–25 et de comprendre que dans l’âge à venir, le millénium, il y aura ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre où la justice habitera — et que la terre ne restera absolument pas un chaos inhabitable pour les mille ans.

L’autre bizarrerie de cette conception de nos frères Adventistes c’est que pendant le millénium, les sauvés vont vivre au ciel uniquement parce que la terre est inhabitable pendant cette période ; mais, d’après eux, à la fin du millénium, le chaos disparaît, la terre est restaurée et les saints redescendent sur la terre pour y vivre de manière terrestre et animale probablement pour l’éternité — si j’ai bien compris leur enseignement.

De la sorte, nos frères Adventistes rejoignent un peu les conceptions russellistes que nous avons mentionnées précédemment, et d’après lesquelles la majeure partie de l’humanité serait appelée à vivre éternellement sur la terre dans la nature animale terrestre corrompue d’Adam. Ils oublient, comme eux, les affirmations claires de l’Écriture comme : « Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste. Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. » (1 Corinthiens 15:49–53).

La conception Adventiste est même plus erronée que celle du pasteur C.-T. Russell. Au moins, pour ce dernier, les Saints du Corps de Christ changent de nature définitivement et deviennent célestes, même si la grande majorité de l’humanité restante demeure selon lui terrestre et animale sur la terre. Tandis que pour l’Église Adventiste ceux qui vont au ciel pendant le millénium reviennent ensuite vivre sur la terre, voués semble-t-il à une vie terrestre adamique pour toujours !

L’enseignement de la Parole de Dieu, c’est que ceux qui sont enlevés avec Jésus lors de son avènement, vont au ciel parce qu’ils changent de nature et deviennent célestes et spirituels comme Jésus-Christ qui est le Nouvel Adam de l’humanité nouvelle sauvée et régénérée en lui.

De plus, ceux qui ressuscitent à la fin du millénium — selon Apocalypse 20:5 — sont les injustes ressuscités terrestres pour le jugement lors de la résurrection générale et qui seront parvenus à la foi à salut pour entrer à leur tour dans la Jérusalem céleste à la fin du millénium.

On voit par là que parler de la résurrection et de l’enlèvement des Saints lors de la Parousie ou de la fin du millénium, revient à parler aussi du changement de la nature adamique terrestre et animale en nature céleste et spirituelle des régénérés en Christ — sujet amplement traité en 1 Corinthiens 15 et confirmé en Hébreux 11 et en Apocalypse 22:14–15.

Il convient donc, à l’occasion, de rendre témoignage à nos frères Adventistes du 7ème jour des points suivants :

• qu’au millénium la terre sera la partie terrestre et renouvelée du Royaume de Dieu et nullement le chaos qu’ils imaginent

• que le peuple Juif, reconnaissant Jésus (selon Zacharie 12:10), y sera rétabli dans la faveur de Dieu, et qu’à Jérusalem viendront toutes les nations en pèlerinage pour recevoir d’eux la Parole de Dieu (Isaïe 2:1–5)

• que tous les Saints depuis Abel auront été non seulement enlevés au ciel à la Parousie mais auront changé de nature et seront devenus célestes et spirituels pour l’éternité à l’image du Christ (1 Corinthiens 15 ; Apocalypse 22:14–15)

• que tous les terrestres du millénium qui parviendront à la foi obtiendront eux aussi le salut à la fin dudit millénium et deviendront eux aussi célestes et spirituels pour toujours à leur tour (Apocalypse 22:14–15 également)

• que les Saints de la première et de la seconde et dernière résurrection sont symbolisés par le “Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel” de Daniel 7:13.

ENSEIGNEMENTS DE RICK JOYNER

Dans “le mot de la semaine 4 de l’année 2017″ de notre frère Rick Joyner je suis tombé sur les trois paragraphes que je vous traduis ici :

> D’abord l’Écriture révèle une résurrection terrestre et une céleste. Beaucoup pensent que la vie éternelle sera au ciel, mais de toute évidence tous ne sont pas ressuscités au ciel. Certains, et peut-être les plus nombreux, sont ressuscités sur terre. Il y a aussi ceux qui règnent dans l’âge à venir, et ceux sur qui ils règnent.

> Les Écritures sont claires sur le fait qu’il en sera bien ainsi, mais elles ne donnent guère de détails, plutôt des allusions. Quand Dieu ne traite pas les choses avec plus de détails, c’est parce que c’est tout ce que nous devons en savoir pour le moment. Nous savons qu’il y a ce qui est appelé “une meilleure résurrection” (voir Hébreux 11:35), qui est la résurrection céleste; Nous savons qu’il y aura ceux qui ne seront pas seulement sujets du Royaume, mais constitueront la maisonnée du Seigneur.

> Cette vie-ci concerne “l’entraînement pour régner”. Il nous est dit aussi que la terre sera restaurée en le paradis qu’elle fut originellement créée pour être, et qu’elle sera peuplée. Le consensus des théologiens et des docteurs a souvent été que beaucoup qui sont sauvés et ont la vie éternelle, mais ont peu fait pour poursuivre le haut appel — ou n’ont pas atteint la maturité en Christ — seront ressuscités sur la terre comme partie de la restauration. Ceux qui auront atteint le haut appel que Paul a vu, seront ressuscités en nature céleste dans le royaume céleste.

Ces trois paragraphes appellent les remarques suivantes.

Tout d’abord une remarque générale pour souligner une vérité fondamentale évoquée ici par notre frère Joyner. Les enseignements évangéliques comme la parabole des mines ou celle des talents montrent que les Saints, naturellement tous devenus célestes à l’image de Christ, recevront dans le Royaume célestes des places, des fonctions, des charges, des missions différentes et diverses en fonction de leurs capacités et de leur fidélité. Ce point est une vérité évangélique, même si je n’ai pas le temps de le développer ici. Certains seront plus près de Jésus, d’autres plus loin, chacun recevra une place précise — on se souvient de la demande des fils de Zébédée et de la réponse de Jésus.

Pour autant, tous ceux qui hériteront du salut, de la vie éternelle, seront tous changés en êtres spirituels et célestes à l’image de Christ. Cela découle aussi bien de 1 Corinthiens 15 où Paul nous rappelle que Jésus est le Nouvel Adam céleste et que tous ceux qu’il sauve doivent automatiquement porter la même nature céleste que lui — constituant l’humanité nouvelle régénérée en Christ Jésus — que d’Apocalypse 22:14–15 qui nous décrit au verset 14 tous les sauvés inclus dans la Jérusalem céleste, et au verset 15 tous les damnés dans la Géhenne exclus de la Jérusalem céleste.

Dans le premier de ces trois paragraphes, Joyner affirme qu’il y a dans les Écritures une résurrection céleste et une résurrection terrestre. C’est vrai. Mais une comparaison s’impose : entre Jean 5:28–29 d’une part, où Jésus révèle qu’à la résurrection générale tous les morts ressusciteront, les justes pour la vie éternelle, et les injustes pour le jugement, et Luc 20:35–36 où Jésus précise que ceux qui hériteront la vie éternelle, les justes donc, seront célestes, semblables aux anges, étant fils de Dieu et fils de la résurrection. Il résulte de la comparaison de ces deux passages que les justes ressusciteront célestes, et que les injustes, devant encourir un jugement, et n’ayant pas encore la vie éternelle, seront ressuscités terrestres mais ne seront (pas encore) ni fils de Dieu, ni fils de la résurrection. Et bien entendu, les injustes qui obtiendront la vie éternelle à la suite d’un jugement favorable, obtiendront eux aussi la nature céleste à leur tour, à la fin du millénium (cf. Apocalypse 20:5 et 22:14), tandis que ceux qui obtiendront un jugement de condamnation seront rejetés dans la seconde mort, la Géhenne de feu (Apocalypse 22:15 // 21:8).

Au deuxième paragraphe le frère cite Hébreux 11:35 où il est question des fidèles qui n’acceptèrent point de délivrance de la mort pour hériter “d’une meilleure résurrection”. En mourant en témoins de la foi en Dieu, ils étaient certains de ressusciter en tant que justes, donc de la résurrection céleste pour la vie éternelle et non comme des injustes terrestres encore susceptibles de mourir, ni même comme Lazare qui fut ressuscité toujours dans la chair et qui est mort de nouveau de la mort adamique parce que le temps de la résurrection générale n’était pas encore venu ! Cette expression de “meilleure résurrection” souligne bien que la seule résurrection qui vaille c’est celle pour la vie éternelle, la céleste. Il n’y a pas, pour autant, de résurrection terrestre pour des justes ou pour la vie éternelle.

Dans son troisième paragraphe, le frère Joyner parle du haut appel comme s’il y avait aussi un bas appel ou un appel pour la terre. Ce serait un contre-sens si c’était bien ce qu’il voulait dire — auquel cas, il rejoindrait d’une certaine manière les égarements du pasteur Russell et de ses successeurs. Le haut appel est bien l’appel à venir faire partie du Corps de Christ et donc à ressusciter céleste et spirituel comme lui. Il s’ensuit que la grande majorité de l’humanité, les injustes au moment de la Parousie, sera ressuscitée sur la terre en vue du jugement : ils bénéficieront des conditions édéniques du millénium parce que c’est la grâce du Christ qui leur est réservée. Mais la seule alternative qui leur sera proposée ce sera d’entrer eux aussi dans la Jérusalem céleste à la fin du millénium, ou d’en être exclus et rejetés dans la Géhenne pour la seconde mort pour toujours.

L’Écriture est donc très claire quand l’on compare Jean 5:28–29 avec Luc 20:35–36. Ce qui détermine la nature céleste ou la nature terrestre de celui qui ressuscite c’est seulement s’il est juste ou injuste, s’il échappe ou non à la seconde mort ou Géhenne de feu.

En conclusion, toute l’humanité est appelée à revêtir la nature céleste à la suite du Christ Jésus et à entrer dans la Jérusalem céleste. Les pécheurs impénitents iront à la seconde mort.

 

ADDITIF AU POINT III

 

 

Oscar Cullmann (25 février 1902 – 16 janvier 1999), exégète protestant luthérien.

O. Cullmann a publié

« Immortalité de l’âme ou Résurrection des morts ? » chez Delachaux-Niestlé, Paris-Neuchâtel, en 1956, 1 vol. in-16, 85 p.


Ce titre est déjà un programme. C’est l’opposition entre la notion
grecque de l’immortalité de l’âme et la croyance chrétienne à la
résurrection des morts, la seule qui soit enseignée par le N. T.,
affirme M. Cullmann. »

« Il faut être reconnaissant à M. Cullmann d’avoir surmonté le scandale*
et d’avoir montré en de fortes pages la distance qui sépare la conception
grecque de la foi chrétienne primitive, d’avoir insisté sur le caractère
universel et collectif de la résurrection dans le N.T. »

Extrait du compte-rendu d’A. Jaubert dans la “revue de l’histoire des religions”.

* A. Jaubert rappelle par le mot “scandale” qu’un grand nombre des lecteurs de ce livre de Cullmann, dont bien des Catholiques, ont pris la peine de lui écrire pour lui dire combien ils étaient scandalisés qu’il rejetât comme non biblique et non chrétienne la conception de l’immortalité de l’âme — témoignant ainsi à quel point la conception païenne dominait chez eux et à quel point elle prévalait sur l’idée biblique et chrétienne de résurrection.

POINT (IV) SUR LA DESTINEE CELESTE ET SPIRITUELLE

 

 CONCEPTIONS ERRONEES

Dans le Point III nous avons rappelé qu’il y a des ambiguïtés dans les croyances populaires de nos frères Catholiques, Orthodoxes et Protestants : bien que leurs églises professent officiellement croire à la résurrection, la conception païenne de l’immortalité de l’âme interfère et ils parlent couramment comme si le sort de chaque individu se jouait à sa mort personnelle, son âme “immortelle” allant auprès de Dieu, dans Son paradis, s’il était juste, ou se trouvant rejetée dans la Géhenne de feu, pour les injustes. L’intervention de la résurrection perd toute pertinence dans une telle perspective. Le point de vue biblique c’est que le salut passe par la résurrection des morts et qu’en attendant qu’elle se produise, à la Parousie, les personnes mortes demeurent dans l’inconscience de la mort et dans le retour à la poussière.

Cependant, à côté de ces ambiguïtés, il existe des conceptions erronées qui ont toutes en commun d’imaginer qu’à la résurrection, la plus grande partie de l’humanité restera terrestre et animale pour l’éternité. Ceux-là n’ont pas compris les textes bibliques pourtant clairs que nous avons relevés.

• Le Fils de l’homme qui vient sur les nuées du ciel en Daniel 7:13 représente non seulement le Christ Jésus mais, selon l’interprétation même donnée par l’ange dans ce texte à Daniel, l’ensemble des saints du Très-Haut constituant l’humanité régénérée en Jésus-Christ, par opposition à l’humanité animale figurée par le lion, l’ours, le léopard et le monstre à 10 cornes qui finissent par être détruits et disparaissent complètement.

• Apocalypse 22:14–15 nous montre que tous les hommes sauvés intégreront la Jérusalem céleste, et que ceux qui resteront hors d’elle sont tous les rejetés dans le feu de la Géhenne.

• 1 Corinthiens 15:50 nous dit clairement : « Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité » ce qui fait que ceux qui croient à une humanité terrestre éternellement en chair et en sang, imaginent une humanité terrestre éternellement dans la corruption, irrégénérée et n’ayant pas hérité le royaume de Dieu — ce qui est contraire à l’enseignement biblique.

• Jésus dit clairement, en Luc 20:34–36, que les ressuscités ne se marieront plus car ils seront semblables aux anges, ils ne pourront plus mourir, et seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Il montre par là que ceux qui ressuscitent dans la nature terrestre et animale, en chair et en sang, n’ont qu’une résurrection charnelle temporaire en vue de leur jugement, et qu’ils ne bénéficient pas — du moins pas encore — de la seule véritable résurrection qui est céleste et spirituelle pour la vie éternelle.

Cette conception erronée a pris naissance aux Etats-Unis chez le pasteur Charles-Taze Russell, dont les enseignements sont encore en vigueur chez les Étudiants de la Bible et les Auroristes, et on les retrouve avec des variantes diverses chez les Témoins de Jéhovah — qui se veulent les héritiers de Russell mais sont plutôt la création du juge Rutherford —, le Mouvement Missionnaire Intérieur Laïque, fondé par Jolly, et chez les Amis de l’Homme, fondés par Freytag.

On remarquera que les Témoins de Jéhovah pratiquent deux baptêmes différents depuis 1935, l’un pour faire partie du Corps de Christ et aller au ciel, l’autre, pour ne pas faire partie du Corps de Christ et rester éternellement dans la chair et le sang sur la terre, pour une “espérance terrestre” en quelque sorte. Ce second baptême est absolument contraire à la Bible.

Le M.M.I.L. ne baptise plus que pour la terre, estimant que “la porte est fermée” et que plus personne ne peut entrer dans l’Eglise seule à être céleste.

Quant aux Amis de l’Homme, d’après le peu que je sais d’eux et sous toutes réserves, ils ne baptisent que la minorité qui se sent une vocation céleste, mais accepte — sans les baptiser, si je ne me trompe — ceux qui suivent leur mouvement comme sauvés.
La conception de C.-T. Russell, c’est que Dieu a créé l’humanité en Adam pour qu’elle soit et reste éternellement de chair et de sang sur la terre. Cette conception constitue l’erreur de base. À partir de là, l’Église ou Corps de Christ, dont les membres vont au ciel avec Jésus, constitue pour lui une exception au sein de l’humanité. Le seul baptême pratiqué par Russell était, et reste encore chez les Étudiants de la Bible dits Auroristes qui suivent son enseignement, le baptême pour entrer dans le Corps de Christ et participer à la nature céleste de Jésus — et à ce titre il est parfaitement correct et valable.

Russell et les Russellistes ont bien vu que les 144000 marqués du sceau en Apocalypse 7, sont les membres du Corps de Christ — et cela ressort nettement d’ailleurs de ce qu’il en est dit en Apocalypse 14 où ils sont représentés avec l’Agneau sur le mont Sion et ayant une union privilégiée avec lui. Malheureusement ils ne tiennent pas compte d’Hébreux 11 et excluent de l’Église, Corps de Christ, et de la première résurrection les justes et fidèles des âges précédant Jésus-Christ, et pour eux, contrairement aux textes bibliques, et notamment contre Hébreux 11:10, 16, 39–40, les saints comme Abel, Abraham, Isaac et Jacob, ne ressuscitent pas spirituels et célestes, mais adamiques et terrestres ! Ils contredisent donc les Écritures sur ce point ! Abraham que l’Écriture déclare être le père de la foi et des croyants, se retrouve de la sorte indûment rejeté sur la terre pour toujours alors que ceux qui sont ses enfants, les Chrétiens qui suivent son exemple de foi, reçoivent, eux, la récompense céleste ! Sans compter que ceux qui s’égarent ainsi semblent ne jamais avoir lu Matthieu 8:11 ou Hébreux 11 qui montrent expressément Abraham et les autres fidèles d’avant Jésus-Christ, dans le royaume des cieux eux aussi ! Ils ne comprennent pas non plus Romains 4:13 où Paul rappelle que c’est “l’héritage du monde”, c’est-à-dire de toute la création qui a été promis à Abraham et à sa postérité et pour hériter de tout l’univers il faut absolument posséder la nature céleste — c’est évident !

À côté des 144000, Apocalypse 7 nous décrit la Grande Foule. Ce sont ceux qui accèdent à la Jérusalem céleste à la fin du millénium (Apocalypse 20:5 ; 22:14). Dans son optique particulière, le pasteur Russell en fait la foule de ceux qui se sont fait baptiser pour le ciel, mais ne sont ni élus, ni damnés ; ayant renoncé à la nature terrestre par leur baptême en Christ, ils reçoivent eux aussi une place céleste, sans faire partie de l’Église.

Pour les Témoins de Jéhovah, ils font de la Grande Foule l’ensemble de ceux qui seraient sauvés par le baptême pour la terre qu’ils ont inventé et mis en pratique à partir de 1935. Pour eux, ce sont ceux qui passeront vivants la destruction d’Harmaguédon et constitueront les habitants de la terre à venir au millénium ET pour l’éternité.

Comme on le voit, la conception particulière du pasteur Russell qui voit pour la majeure partie de l’humanité une destinée éternelle exclusivement terrestre provient d’une incompréhension de sa part. Il a cru que Dieu avait eu seulement en vue l’humanité terrestre adamique, c’est-à-dire animale, pour l’éternité. C’est une erreur puisque en Daniel 7, les quatre bêtes symbolisant l’humanité adamique disparaissent à jamais, et que seule demeure pour l’éternité l’humanité régénérée et rendue céleste en Jésus-Christ, humanité symbolisée par le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel. Et de plus, rappelons-le encore, Apocalypse 22:14–15 confirme ce texte de Daniel en montrant que toute l’humanité nouvelle sera dans la Jérusalem céleste, ceux qui n’y entreront pas allant dans la Géhenne.  Bref, Russell n’a pas tenu compte de tous les textes bibliques que nous avons relevés dans cette étude et qui annoncent la destinée céleste pour toute l’humanité.

LA DOUBLE ERREUR DE 1914

Cette première erreur a été malheureusement aggravée par ce qu’on peut appeler “la double erreur de 1914″. La première erreur, concernant la destinée conçue comme terrestre, pour la plus grande partie de l’humanité n’empêchait pas le pasteur Russell et n’empêche toujours pas aujourd’hui les Auroristes qui le suivent, de pratiquer un baptême pour faire partie du Corps de Christ et d’être donc membres de l’Église aux yeux du Seigneur.

À la fin des années 1800, le pasteur Russell a annoncé que la Parousie, c’est-à-dire l’avènement glorieux du Christ aurait lieu, d’après ses calculs, en l’année 1914. C’était une grave imprudence puisque le Seigneur lui-même nous prévient, en Matthieu 24:36, que personne ne connaît la date de cet événement. En tout cas, en 1914, il y eut bien le déclenchement de la Première Guerre Mondiale, mais nullement l’avènement glorieux tant attendu, avec l’apparition du Christ Jésus sur les nuées dans la gloire, la résurrection, l’enlèvement des saints et l’établissement du Royaume de Dieu sur la terre en vue du millénium. Il en résulta chez le pasteur Russell et chez tous ses disciples un sentiment de déception et de désarroi que l’on imagine sans peine et qui dura quelque temps…

Jusqu’à ce que certains pensent venir à son secours en aggravant cette erreur de 1914. Il se trouve, en effet, que le mot “parousie” en grec désigne non seulement “la venue en gloire d’un roi ou d’un empereur” mais est aussi le mot grec courant pour dire simplement “présence”.  D’où l’idée qui réconforta le pasteur Russell et tous les Russellistes : Russell ne s’était pas trompé sur la date, mais sur la manière de la Parousie : le Christ aurait bel et bien été intronisé roi en 1914, mais sa Parousie est une “présence invisible”. C’est un fait que ce raisonnement vain a prévalu alors bien qu’il soit contraire aux textes évangéliques qui parlent de l’avènement : il a apporté une mauvaise consolation au désarroi de 1914 et justifié l’erreur d’avoir annoncé la Parousie pour cette année-là.

La seule attitude salutaire et fidèle eût été de reconnaître l’erreur et de la confesser. En effet, Matthieu 24:30 et son contexte décrit non pas une présence, et surtout pas invisible, mais bel et bien une venue dans la gloire sur les nuées du ciel au vu et au su du monde entier. À partir de ce jour-là Russell et les Russellistes — et notamment les Témoins de Jéhovah — contredisent la Parole de Dieu en assurant que la Parousie a été un événement invisible. Ils prétendent donc que lorsque Jésus dit dans l’Évangile : « Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire » (Matthieu 24:30) c’est au sens de “voir par les yeux du cœur” ou “voir par l’entendement”. Ce qui aggrave la contradiction : en 1914 non seulement les nations et les tribus de la terre n’ont rien vu venir sur les nuées du ciel, ni littéralement, ni symboliquement, ni par leurs yeux de chair, ni par ceux de leur entendement, mais Russell lui-même et les Russellistes eux-mêmes pas davantage puisqu’ils ont alors été déçus et saisis par un grand désarroi quand l’année 1914 s’est passée sans Parousie ou avènement !

Cette double erreur de 1914 entraîna d’autres conséquences fâcheuses. Notamment :

• l’idée que les Saints devaient avoir été ressuscités et enlevés. Les Témoins de Jéhovah ont fixé la date de cette première résurrection pour 1918 ; ils baptisent toujours pour le ciel, et ceux-ci rejoignent le royaume céleste au fur et à mesure qu’ils meurent. Ils n’ont pas vu que l’enlèvement des Saints est le premier acte du Christ à sa Parousie, pas plus qu’ils n’ont vu que cet enlèvement doit être lui aussi visible pour le monde entier ! Ils négligent aussi que les textes bibliques décrivent allant tous les Saints au ciel en même temps dans leur enlèvement et nullement au fur et à mesure de leur mort humaine (1 Thessaloniciens 4:16–17 ; 1 Corinthiens 15:23 en parallèle avec Jean 5:28–29).

• l’idée que la Parousie ayant eu lieu, il n’y a plus d’Église ici-bas. D’où le M.M.I.L. qui ne baptise plus personne pour le ciel puisque la porte de l’Église est fermée désormais (cf. Luc 13:25) de leur point de vue.

• Les Témoins de Jéhovah sont moins radicaux que le M.M.I.L. ; ils baptisent encore pour le ciel, mais, depuis 1935, baptisent surtout pour la terre.

Tous ces égarements coupent désomais les Russellistes, qu’ils soient Témoins de Jéhovah, M.M.I.L ou Amis de l’homme et en fait un groupe à part.

Le témoignage que nous devons rendre à ceux qui reçoivent ces doctrines est donc le suivant :

• L’humanité tout entière est appelée à une destinée céleste (Daniel 7:13 ; Apoc. 22:14–15).

• Le baptême au nom de Christ est une espérance céleste (Romains 6:5) : d’autant qu’ils sont “les premiers-nés” qui seront suivis au ciel par les sauvés puînés ou cadets de la fin du millénium (Hébreux 12:23).

• Le terme de Parousie, qui a plusieurs sens en grec, ne peut signifier que “venue en gloire” du Christ dans le contexte de Matthieu 24:30 — le verset est évident. Du verset 15 au verset 29 du chapitre, le Christ Jésus est absent. Au verset 30 et suivant on nous décrit sa venue glorieuse à la vue de toutes les nations et tribus de la terre et c’est ce qu’il fait — notamment l’enlèvement des Siens — alors qu’on sait par ailleurs, par Apocalypse 19, qu’il ne s’attarde pas sur la terre mais part d’abord avec les Saints à la célébration des Noces de l’Agneau, pour revenir ensuite avec eux détruire l’antéchrist à Harmaguédon. Le verset 30 est donc bien une “venue glorieuse” et nullement une présence.

• La venue en gloire de Jésus sera visible pour tout le monde sur la terre, “tout œil le verra” (Apocalypse 1:7). Toute chair verra la gloire de Dieu qui est le Christ (Isaïe 40:5) et Dieu fera voir Son salut (“sotérion” dans la LXX juive « son moyen de salut » et non “sotería” qui est abstrait) = le Christ lui-même (Isaïe 52:10).

• L’enlèvement des Saints par Jésus, à son retour en gloire, sera lui aussi visible pour le monde entier (Romains 8:19 ; Colossiens 3:4 ; 2 Thessaloniciens 1:10, etc.)

• Étant donné que rien de semblable ne s’est produit ici-bas dans le domaine visible, à ce jour il n’y a eu aucune Parousie, ni aucun enlèvement de l’Église des fidèles. Ceux qui croient le contraire commettent l’erreur d’Hyménée et Philète condamnés par Paul en 2 Timothée 2:17–18 et visés en 2 Thessaloniciens 2:1–11.

 

POINT (III) SUR LA DESTINEE CELESTE ET SPIRITUELLE

 

 

 AMBIGUÏTÉS ET ERREURS

 AMBIGUÏTÉS

Nos frères Catholiques, Orthodoxes et aussi Protestants croient et enseignent bien la résurrection, le retour des morts à la vie. Mais l’on peut noter aussi, surtout dans les milieux populaires, que celle-ci est semble-t-il écartée ou, pour le moins, réduite à un rang très secondaire. Pour beaucoup, en effet, le salut consiste pour chacun à voir, croit-on, son âme, à sa mort, aller au ciel près de Dieu, et la damnation à la voir aller en un enfer de feu — dans la Géhenne donc — également le jour de sa mort. Dans cette optique, tout se règle au moment de la mort individuelle et la perspective de la résurrection générale des justes et des injustes semble bien perdre toute utilité et toute pertinence.

Heureusement, un exégète — protestant, si ma mémoire est bonne — du nom de Culmann, a eu la bonne idée, il y a quelques décennies, de faire remarquer dans diverses études bibliques qu’il publiait, que la perspective vraiment biblique du salut était la résurrection des morts et non point l’immortalité de l’âme !

C’est là qu’il faut relever et dénoncer une ambiguïté. À sa mort tout être humain sombre dans l’inconscience décrite en Ecclésiaste 9:10 notamment, tandis que son corps retourne à la poussière ; il ne va pas vivre sous forme d’esprit désincarné ni auprès de Dieu, ni dans les flammes de la Géhenne. Le salut, apporté par la grâce du sacrifice de notre Seigneur Jésus-Christ, c’est la résurrection, le fait de revenir à la vie dans son propre corps. Et il faut préciser : les injustes ressusciteront dans leur corps de chair, terrestre, pour vivre sur la terre leur période de jugement, c’est-à-dire le millénium ; les justes ressusciteront et verront leur corps transformés en corps de nature céleste, spirituelle, comme le Christ ressuscité. En 1 Corinthiens 15:51~52, l’apôtre Paul précise même que les justes encore en vie à la date de la résurrection, lors donc de la Parousie, n’auront évidemment pas à ressusciter puisque en vie, et, sans mourir, ils verront leur corps changé en nature spirituelle.

Cela permet d’ailleurs de comprendre que les injustes qui parviendront vainqueurs à la foi à la fin du jour du jugement, au bout des mille ans, n’auront pas non plus à mourir mais seront eux aussi à leur tour transformés en créatures célestes — ce qui est considéré comme résurrection, en tout cas constitue pour eux l’accès à la vie éternelle en Jésus-Christ.

La résurrection est donc l’événement fondamental intervenant dans le salut.

Précisons pour être complet qu’au moment des résurrections, à la Parousie et à la fin du millénium, ceux qui ont péché contre le Saint-Esprit et se sont montrés indignes de la vie éternelle, sont rejetés dans la Géhenne, l’étang de feu et de soufre, qui est la seconde mort. L’antéchrist est le cas d’un damné jeté dans la Géhenne à la Parousie (Apocalypse 19:20 où il est visé sous l’appellation de “faux pophète”) ; les injustes rebelles et impénitents à la fin du millénium y vont à la fin des mille ans (Apocalypse 20:7–10).

La résurrection est donc indispensable pour que les morts revivent, redeviennent conscients en vue de leur jugement pour les injustes, et en vue de jouir de la vie céleste auprès de Dieu pour les justes.

Par ailleurs, en attendant la résurrection générale lors de la Parousie, les morts sont morts et restent dans l’inconscience. Qu’ils ne ressuscitent qu’à la Parousie, c’est ce que nous précise 1 Corinthiens 15:23 que nous rappelons : « Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang, Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement…» étant bien entendu que Paul ne parle ici que de la résurrection en nature spirituelle, donc des justes. D’où les versets 24–26 où il précise “la fin” (sous-entendu “de la résurrection), c’est-à-dire la transformation des injustes devenus justes par la foi à la fin des mille ans en corps de nature spirituelle et céleste.

Il faut faire attention à ne point blâmer inconsidérément ceux qui parlent des personnes qui meurent comme allant à Dieu ou auprès du Seigneur. Tout dépend de la conception qu’ils s’en font. En effet, l’apôtre Paul lui-même fait usage de ce langage en Philippiens 1:21–26 ; il y dit clairement que s’il mourait, il s’en irait ainsi auprès du Christ. Mais c’est uniquement d’un point de vue personnel : la mort étant inconscience, le temps passé dans la mort ne compte pas pour la personne — par opposition au sommeil dans lequel subsiste une conscience qui fait qu’au réveil on a la sensation d’avoir bien ou mal dormi, d’avoir peu ou beaucoup dormi, et ainsi de suite —. Mais l’apôtre Paul n’oublie pas qu’il ne ressuscitera, et donc ne reprendra vie et conscience, qu’à la seule Parousie pour recevoir alors la couronne de la main du Seigneur, comme il le dit en 2 Timothée 4:6–8 : « Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » Par “ce jour-là” l’apôtre Paul désigne non pas le jour proche de sa mort, mais exactement le jour de la Parousie, de l’avènement du Christ, où il recevra la couronne des mains du Seigneur en même temps que tous les autres fidèles vainqueurs qu’il mentionne expressément (cf. 1 Corinthiens 15:23 ; Hébreux 11:39–40). Seule cette conception de Paul est biblique, naturellement.

De la même façon, quand Jésus nous dit que celui qui vit et croit en lui ne mourra jamais (Jean 11:26) il nous renvoie en cela à Luc 20:37–38 : celui qui croit en lui est en effet comme Abraham, Isaac et Jacob dont YHWH est le Dieu parce que Dieu, dans Son éternité, les sait et les voit vivants, déjà ressuscités pour la vie éternelle — ils sont vivants, réellement, du point de vue de Dieu, le créateur du temps.

Il suffit donc de faire remarquer à nos frères Catholiques, Orthodoxes et Protestants, quand ils parlent des morts comme allant à Dieu, au paradis ou dans la Géhenne, que le temps de leur mort est cependant aussi une réalité temporelle pour nous humains, soumis au temps, et que nos chers disparus n’accéderont au paradis, à la Jérusalem céleste, qu’après avoir pris part à la résurrection des justes, soit à la première, à la Parousie au début du millénium, soit à la seconde et dernière, à la fin des mille ans.

Pour résumer les conditions de la vie éternelle, on doit donc rappeler qu’il y aura une résurrection des justes et des injustes (Actes 24:15), que seuls les justes sont enlevés dans la gloire avec Jésus lors de son avènement (1 Corinthiens 15:23 ; Hébreux 11:39~40), et que les injustes devenus justes à la fin du millénium accéderont à ce moment-là à leur tour à la vie éternelle céleste. De sorte que les justes seront célestes, dans la Jérusalem céleste (Apocalypse 22:14) et que tous les autres, exclus de la Jérusalem céleste (en Apocalypse 22:15) sont les pécheurs impénitents qui seront rejetés dans la Géhenne ou seconde mort pour l’éternité. Ce passage de l’Apocalypse montre bien que l’humanité n’a pas le choix : ce sera ou la Jérusalem céleste ou la seconde mort.

Il nous reste à voir maintenant des erreurs commises à propos de la résurrection et surtout de la nature des ressuscités. Ce sera l’objet de notre prochaine étude.

 

 

POINT (II) SUR LA DESTINEE CELESTE ET SPIRITUELLE

 

 

 UNE DEMONSTRATION EVANGELIQUE

 

À côté des textes bibliques simples et évidents que nous avons cités dans le volet 1 sur la destinée céleste et spirituelle à laquelle toute l’humanité est appelée en notre Seigneur Jésus-Christ, il y a des textes importants mais nécessitant un peu plus d’attention et d’analyse. L’un de ces textes est la démonstration que Jésus fait dans les Évangiles synoptiques sur la réalité de la résurrection aux Sadducéens qui n’y croyaient pas.

On en trouve une version courte en Matthieu 22:29–32 et en Marc 12:24–26, et une version un peu plus détaillée en Luc 20:34–38.

Nous lisons donc dans cette version de Luc : « Jésus leur répondit : Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris ; mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. — Que les morts ressuscitent, c’est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Or, Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous sont vivants. »

Cette argumentation de Jésus comprend deux parties distinctes. La première, jusqu’au verset 36 compris où le Christ explique les modalités de la résurrection et décrit à l’évidence la nature céleste et spirituelle des ressuscités : ils ne mènent plus une vie charnelle de sorte qu’ils ne se marient plus, mais sont semblables aux anges et la mort n’a plus de pouvoir sur eux, c’est-à-dire qu’ils échappent tout à fait à la seconde mort (cf. Apocalypse 20:6).

Or il est évident que les injustes ressusciteront eux aussi tout comme les justes, selon qu’il est écrit : «… et ayant en Dieu cette espérance, comme ils l’ont eux-mêmes, qu’il y aura une résurrection des justes et des injustes » (Actes 24:15) et encore : « Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement » (Jean 5:28–29).

Mais il va de soi que ressuscitant pour le jugement et étant susceptibles d’aller dans la seconde mort, les injustes ressuscitent dans la chair, sur la terre et pourront se marier et avoir des enfants comme on le voit d’ailleurs en lisant Isaïe 65 (aux versets 20 et 23 notamment). Ils seront donc encore de nature terrestre, charnelle et animale et mortels. En lisant les explications que Jésus nous donne sur la résurrection ci-dessus en Luc 20, nous comprenons donc que les injustes ressuscités dans la chair mortelle ne sont ni fils de Dieu, ni fils de la résurrection, ni sauvés… du moins tant qu’ils ne sont pas passés par le jugement.

Il s’ensuit clairement que, aux yeux de Dieu, seuls les justes ressuscités en nature spirituelle et céleste, ne pouvant plus mourir, les élus et les sauvés pour la vie éternelle, sont vraiment ressuscités. En d’autres termes, on peut bibliquement et légitimement dire que pour Dieu les injustes ressuscités charnellement sur la terre pour le jugement ne sont pas encore ressuscités : c’est le point de vue de Dieu, le point de vue réel. De plus, ces injustes ont échappé certes à la mort adamique, mais ils risquent encore la seconde mort qui est plus terrible que la première, ne serait-ce que parce qu’elle est éternelle et qu’on n’en sort point.

Les deux points de vue sur la résurrection, celui de Dieu et celui des hommes, se complètent. Il va de soi que sortir de la première mort pour passer le jugement sur la terre redevenue un Éden dans l’âge millénaire à venir sera une expérience merveilleuse et gratifiante. Elle sera en fait une preuve de plus de l’amour de Dieu qui fait tout pour sauver l’homme pécheur et le ramener à la foi. Mais du point de vue de Dieu, ces personnes sorties seulement de la mort adamique ne sont pas sauvées, ne sont pas régénérées, sont encore susceptibles d’encourir la terrible seconde mort et ont encore un effort décisif de foi à accomplir pour parvenir au salut — pour parvenir à la seule vraie résurrection, celle qui fera d’eux des êtres célestes et spirituels en Jésus-Christ et à son image, pour la vie éternelle !

Ce passage de Luc 20, avec ces explications du Christ sur la résurrection véritable, permet de bien comprendre le chapitre 15 de 1 Corinthiens où Paul ne parle que de la résurrection spirituelle des justes, ou encore un passage comme Apocalypse 20:4–6 où l’on parle des saints qui atteignent la vie éternelle à la première résurrection et que la Parole proclame heureux parce que la seconde mort n’a plus de pouvoir sur eux : ils bénéficient de la vie éternelle, ils sont réellement fils de la résurrection et fils de Dieu comme Jésus l’explique dans sa démonstration.

Or, dans une parenthèse, au verset 5, ce passage de l’Apocalypse ajoute : « Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. » Cette parenthèse a causé beaucoup de difficultés à bien des exégètes et des lecteurs de la Bible. Or, ce texte est clair si l’on tient compte à la fois de Luc 20 et de Jean 5. Il est évident que ce passage de l’Apocalypse ne parle que de la résurrection des justes selon Luc 20. Ainsi donc, à la Parousie, tous les morts ressuscitent, justes et injustes, mais Dieu ne parle en Apocalypse 20 que des seuls justes, les seuls vraiment ressuscités pour Lui. Les injustes seront certes vivants charnellement sur la terre, mais morts encore aux yeux de Dieu. À la fin du millénium, et donc au terme de leur jugement, ces vivants charnels mais morts pour Dieu, s’ils sont parvenus à la foi qui sauve, seront transformés à leur tour en créatures spirituelles et célestes et monteront à leur tour au ciel, entrant dans la Jérusalem céleste, régénérés en Jésus-Christ pour la vie éternelle.

En d’autres termes, seuls les saints deviennent fils de Dieu et de la résurrection à la Parousie, les injustes charnels sur la terre n’accèdent à leur tour à ce statut de fils de Dieu et de la résurrection qu’à la fin du millénium, après leur jugement, s’ils sont vainqueurs à leur tour.

Dès lors, l’explication que notre Seigneur Jésus-Christ donne aux Sadducéens sur la résurrection véritable est une preuve de plus, et ô combien éclatante ! que tous les hommes sont destinés à être régénérés en Christ Jésus, à être transformés à son image en créatures célestes et spirituelles comme l’annonçait déjà la vision du Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel de Daniel 7:13. Ceux qui ne deviendront pas spirituels selon Luc 20, ne seront ni fils de Dieu, ni fils de la résurrection et ce ne seront que les injustes impénitents qui iront dans la seconde mort. Ainsi donc, la résurrection de la chair, c’est-à-dire des injustes dès le début du millénium, si grandiose et si merveilleuse et heureuse qu’elle soit aux yeux des hommes n’est qu’une étape secondaire accordée à ceux qui ne sont pas encore parvenus au salut et à la vie éternelle. Les êtres humains, fils et filles d’Adam, n’ont donc pas le choix : ce sera ou bien la Jérusalem céleste ou la seconde mort, c’est-à-dire ou la vie éternelle en tant que créature spirituelle et céleste ou bien la mort éternelle — comme le souligne Apocalypse 22:14–15 et tous les autres passages cités dans la première partie de ce point sur la destinée céleste et spirituelle de toute l’humanité.

L’intérêt essentiel de ces remarques n’est pas seulement d’éclairer nos frères et les églises qui croient encore qu’il y aura une humanité charnelle et animale qui vivra éternellement ici-bas sur la terre — et éternisent ainsi le millénium des injustes ! — mais c’est surtout de nous inciter à lutter contre les passions charnelles et à entrer dans une vie spirituelle bénie à la suite de l’exemple que nous a laissé notre Seigneur Jésus-Christ dans la Bonne Nouvelle.

Dans le passage de Luc 20:34–38 nous avons noté qu’avec le verset 37 commence une seconde partie dans les explications de Jésus. Il s’agit d’une démonstration que la Bible enseigne bel et bien la résurrection telle que Jésus vient de l’expliquer.

Pour lui, le seul fait que Dieu soit appelé “le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob” suffit à prouver qu’il y aura cette résurrection spirituelle des justes pour l’éternité car, dit-il, Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts. Donc les justes comme Abraham, Isaac et Jacob ressusciteront pour la vie éternelle.

Cette démonstration implique des enseignements bibliques qu’il y a intérêt à relever et à mettre en évidence.

Tout d’abord cela implique la notion que la mort est une privation absolue de la vie de la conscience et de toute pensée et de toute action, comme il est écrit en Ecclésiaste 9:10 : « Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le ; car il n’y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts où tu vas. » En effet, si l’être humain, à la mort du corps de chair, devenait une âme ou un esprit conscient, vivant, les justes à leur mort continueraient à vivre devant Dieu en tant qu’entités spirituelles et n’auraient donc pas à ressusciter pour s’affirmer vivants : du coup, la démonstration de Jésus serait vaine. En effet, c’est parce que la mort prive les humains qui meurent de toute conscience que la résurrection d’un corps — même s’il est céleste et spirituel — est une nécessité pour que les justes reviennent à la vie et que Dieu soit ainsi le Dieu des vivants et non des morts.

Jésus nous dit, dans ce passage aux Sadducéens, que pour Dieu, les justes comme Abraham, Isaac et Jacob, sont vivants et que ce fait prouve la résurrection annoncée. Les justes sont donc vivants pour Dieu, non pas parce qu’ils seraient dans leur mort des âmes conscientes ou des esprits conscients et par là vivants, mais parce qu’ils ressusciteront pour la vie lors de la résurrection des justes. Or, comme Paul nous le rappelle (Romains 4:17), Dieu appelle les choses qui ne sont pas encore comme si elles étaient déjà et Dieu, qui est le créateur du temps, voit déjà depuis le commencement la résurrection pourtant future des saints : Dieu est bel est bien le Dieu des vivants qu’Il ressuscitera, et dont Il voit depuis toujours la résurrection toute future pour nous.

Par là, ce passage de Luc 20 rejoint aussi le témoignage de l’épître aux Hébreux au chapitre 11 qui note qu’Abraham et les autres saints d’autrefois attendent comme récompense la cité céleste que Dieu leur a préparée !

Et comme dans Luc 20 seuls les justes sont vraiment ressuscités, fils de la résurrection, l’on peut dire que les injustes qui ressusciteront charnellement sur la terre pour le jugement, et qui seront damnés à la fin de leur jugement, sont des humains qui ne connaîtront jamais la vraie résurrection, la résurrection pour la vie éternelle — ceux-là seront en quelque sorte les avortons de l’humanité.

Puissions-nous accéder à cette résurrection véritable en mettant en pratique le conseil de Paul : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire » (Colossiens 3:1–4).